• Vacances à Trouperdu - Oldi et la pantouflerie

    RESUME:

    Oldi, créateur de ce blog, se trouve à Trouperdu et passe des vacances, n'ayons pas peur des mots, de merde. Pour ceux qui viennent d'arriver, sachez qu'il a dû affronter en vrac: un fast-food à 200 euros le repas, des indigènes hostile, un lac glauque, une maison pourrie, un monastère de moines guerriers, une cascade naturelle artificielle et un sandwich-puzzle à monter soi-même, le Ravensburger. Entre autres. Cette journée a-t'elle été meilleure? Réponse ci-dessous...

    Eh oui, tout le monde se demande, cette journée a-t'elle été meilleure? Hahaha. Me faites pas rire j'ai les lèvres gercées.

    Eh oui, vomme il fallait s'y attendre, journée de merde. Laissez-moi vous raconter.

    Tout d'abord, j'ai failli ne pas sortir de ma maison. Comme je n'ai eu que des ennuis, je pensais que rester chez moi m'épargnerais ce genre d'embêtements. Mais, je l'ai déjà dit, je suis un grand optimiste. Donc je suis parti. Mais quel con.

    Cette fois, j'avais décidé de me rabattre sur un endroit peu exotique mais très intéressant: l'usine Toupour-Lépeton, la plus grande fabrique au monde de... pantoufles. Oui, je sais, c'est faible mais on n'a que ça.

    L'usine était très impressionnante. Elle était aussi très bizarre; le plus étrange était sans doute l'épaisse fumée verte qui s'échappait des cheminées. Bon. On fait avec.

    C'était la jouréne porte ouvertes, mais il n'y avait pas beaucoup de monde, en réalité on était 5: un gosse grassouillet, un autre qui jouait à la game boy, une horrible petite peste, une autre qui mâchait du chewing-gum, et moi. J'avais l'impression d'avoir déjà vu ça quelque part. Bizarre. Mais notre guide était encore plus bizarre.

    Il avait un chapeau haut-de-forme hideux, un smocking de mauvais goût et une canne horrible.

    - Bonjour, je m'appelle Willa Wonky. Je suis le directeur de la pantouflerie, suivez-moi je vous prie.

    D'abord, on est entrés dans une pièce remplie de pantoufles, et il y avait une rivière de corde qui s'étalait à terre. La petit gros est tombé dedans: il voulait de la ficelle pour se déloger le bout de barre céréalière qui lui encombrait les dents depuis la veille. Ensuite, j'ai rien compris: il s'est fait aspirer dans un tuyau pendant que des nains atroces chantaient une chanson si horrible que même un groupe de hard-rock aurait demandé grâce. Je crois que c'était un rêve finalement. Et ça me faisait penser à un film récent, mais je sais plus lequel...

    Ensuite, nous sommes allés dans la salle des inventions, où il y avait d'autres nains, des Ampoos-Lampoos, qu'ils s'appelaient, et d'autres modèles de pantoufles. Il y avait des modèles extraordinaires: des pantoufles pour femmes (plus petites à l'extérieur qu'à l'intérieur) des pantoufles-hobbits (qui faisaient pousser des touffes de poils sur les pieds façon Frodon) et surtout des pantoufles-caméléon, qui s'adaptaient en pointure, en couleur, en taille et en forme à la personne qui les portait. Mais elles n'étaient pas au point: la mâcheuse de gomme les a testées, et elle s'est changée en pantoufle. C'était assez rigolo, de voir son visage devenir comme un tissus écossais, puis de voir son corps s'aplatir en semelle. Accident industriel. Mais les nains ont encore poussé la chansonnette, ils avaient vraiment rien d'autre à foutre...

    Mais la suite était encore plus bizarre. La petite peste s'est faite enlever par des écureuils. Le game-boyeur s'est fait téléviser... non, je raconte pas, c'est idiot... et à la fin, le guide louche, Willa Wonky, m'a dit que j'avais gagné un concours.

    Mais moi, j'en avais marre. Je lui ai exprimé mes pensées: je lui ai dit que je ne comprenais pas, qu'il me faisait peur, qu'il maltraitait les enfants, qu'il portait un costume hideux, qu'il engageait des nains idiots aux chansons atroces, et que je suis poli mais qu'il aille se faire foutre.

    Il n'a rien trouvé à dire. Je suis reparti en rogne. Cette usine c'est du n'importe quoi! Région de cinglés, va!

    J'ai passé l'après-midi à faire la sieste. En me réveillant, j'avais envie de chocolat. Allez savoir pourquoi.


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