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Vacances à Trouperdu - un village hostile | 26 juillet 2005

RESUME:

Oldi, créateur de ce blog, a décidé de prendre des vacances dans le village de Trouperdu. Hier, il a vécu sa première journée de vacances et celle-ci était plutôt mauvaise. Un endroit à l'écart de toute civilisation, un guide fumeux, un lac brumeux, des araignées géantes et une maison sur un seul piloti risquant de tomber dans le lac à tout instant, on peut dire que la première impression n'était pas vraiment enthousiasmante. Voyons donc la suite...

Bonjour à tous! Je vais donc vous raconter ma première journée, qui ne fut vraiment pas terrible... tout d'abord, vous pensez bien que j'ai eu du mal à dormir. Je rappelle aux nouveaux arrivants que ma maison sur piloti - sans "s" à piloti - risque de tomber si les charges ne sont pas réparties également par rapport au centre de gravité. Ce qui fait qu'à chaque bruit, je me réveillais en sursaut, prêt à plier bagages avant que l'habitation ne sombre. Ma peur ne se calma pas le matin, quand le propriétaire de la maison, Jean Haideux-Hédébel, m'appela par téléphone. Je lui reprochai tout d'abord d'avoir filé à l'anglaise le jour précédent, mais il détourna habilement le sujet pour me prévenir qu'il arrive que le téléphone et l'électricité ne marchent pas à cause des araignées argentées du lac Apoulquaud qui, parfois, sans raison précise, rongent les fils. Je lui dis ce que je pensais de sa maison branlante mais il clôt la conversation en annonçant que je n'avais pas à avoir peur car la maison ne s'écroulait que tous les 6 ans. Mais il dit ensuite que la dernière fois c'était pendant la tempête de 99 avant de raccrocher précipitamment. Je sais pas s'il a dit ça pour rire. Je préfère penser que oui.

Mais j'ai ensuite décidé d'oublier mes soucis et d'organiser mon planning. Tout en feuilletant le Guide touristique de Trouperdu, par Jeanne Hémaclak-Jeumkasse, éditions de l'Insoutenable, je préparais ma jourée: je pourrais aller visiter Trouperdu, ou bien me promener dans la forêt de Comin-Piqué, ou bien encore aller déguster dans la ville de Exilania les célèbres Schtroungelblopffs qui ont fait sa réputation. Mais après avoir organisé ma journée, je me trouvais de nouveau face à mes problèmes: mon guide avait emporté la seule barque permettant de rejoindre le rivage. J'étais tellement exaspéré par ma mauvaise nuit que j'avais complètement oublié de lui parler de ce point. Finalement, en fouillant dans le débarras, j'ai trouvé les instruments nécessaires pour me bricoler un radeau. Et, à ma grande satisfaction, j'ai réussi à quitter ma maison sur piloti et à regagner la terre ferme. J'ai failli en chialer.

Mais les ennuis continuaient. Tout d'abord, mon petit bricolage avait marché mais le temps nécessaire à sa réalisation - sans compter le fait que je me suis perdu dans les brumes du lac - avait complètement bousillé mon planning question horaires. Je décidai donc de me rabattre sur une activité courte: visiter le village de Trouperdu situé tout près. Après tout, mieux valait connaître les environs avant de me lancer dans de grandes expéditions.

Après 20 minutes de marche, j'arrivai enfin au village de Trouperdu. Un joli ch'tit village, maisons médiévales typiques, petites rues étroites, bref un bien bel endroit. Mais deux choses me surprirent: la présence d'un curieux objet sur la place du village, que je n'arrivai pas à identifier, et surtout la cruelle absence de touristes. Je décidai de me renseigner auprès des autochtones. Cruelle erreur que j'allais regretter amèrement.

- Bonjour!
- Ponchour, mchieur!
- C'est un bien beau village, ici!
- Cha pour chûr, ch'est un peau fillage!
- Un fillage?! Ah... euh, oui, il y a beaucoup de touristes ici?
- Ah non, cha on peut pas tire que ch'est la foule...
- Comment ça se fait?
- Ch'est la coutume qui feut cha! Che crois que les touristes n'appréchient pas trop nos habitutes...
- Pourquoi?
- On a une coutume, typique tu fillage de Troupertu: quand un touriste vient, on lui offre l'hochpitalité...
- Ben, c'est bien!
- Enchuite, on lui offre un pon repas...
- Parfait!
- Et enchuite, on lui tonne une femme à marier!
- Hein?! Et s'il refuse?! Ou s'il est déjà marié?!
- Ah, cha ch'est très embêtant, et ch'est churtout très vexchant pour les hapitants. Alors pour les punir on ch'en téparasse!

Il montra du doigt l'objet inconnu, et je l'identifiai aussitôt. Il s'agissait d'un modèle très perfectionné de potence permettant de pendre 12 personnes en même temps. Je constatai avec horreur que certaines avaient été utilisées récemment. Les salauds. Ils s'étaient bien retenus de parler de ça dans le guide.

- Mais, tites-moi mon très cher... fous ne chemblez rien connaître de Troupertu, fous ne cheriez pas un tourichte, par hajard?
- HEIN?! Non, je... Che suis un habitant de Troupertu! Un choyeux chitoyen, oui! Che voulais chuchte férifiér que vous chaviez!
- HEY LES AMINCHES!!! Y'A UN TOURICHTE ICHI!

Aussitôt, tous les habitants du village cessèrent leurs activités. Le boucher appuya sur le bouton stop de sa machine à découper le jambon. Deux voisines qui bavardaient avec fougue s'arrètèrent aussitôt et même la poissonière arrêta de découper le poisson. Avec une parfaite et effrayante synchronisation, tous s'avancèrent vers moi, me faisant des propositions.

- Un tourichte! Cha faijait longtemps!
- Fenez donc manger chez moi, monchieur!
- Fenez, che vous tonne ma fille en épouche!!!

Je m'enfuis en courant. Etonnés, les habitants ne réagirent que tardivement. J'avais une longueur d'avance. Je me précipitai vers le lac à une vitesse olympique. Arrivé sur la berge, j'ai vu avec satisfaction qu'ils avaient abandonné la poursuite.

J'ai passé le reste de la journée cloîtré chez moi. Je ne ressortirai que demain.

Je passerai par l'autre côté du lac. C'est un sacré détour.

Mais je serai tranquille.

Publié par oldi à 23:59:01 dans 04 - Mes vacances à Trouperdu | Commentaires (1) |

27-07-2005  01:10  27-07-2005 01:10
j'aime les dragées  moi !  De  adely LAMAUVE  Sujet:  j'aime les dragées moi ! Url: [Liens]
eh voila tu as peut etre raté la cheule chanche de ta vie : trouver une choli cheune demoichelle qui chorai te dire " pache moi chi chauchichons a chi chou...merchi !" et nous on aurait pu mancher des drachées au chocolat !olala tu penches qu'a toi ... ah oui ché vrai tu penches attenchion mets toi un chouya a gauche ouais ché bon cha va là!! bichous a+

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Moi

Bin moi c'est moi ;-)


Je ne suis ni grand, ni petit, ni très gentil, ni vachement méchant, ni mexicain, ni portugais, ni russe, ni chinois... en fait il y a beaucoup plus de choses que je ne suis pas que de choses que je suis...


Bon, pour me présenter, laissons parler le Larousse, il se débrouille mieux que moi.



OLDI (n.m., vient de Haul-Dii qui, dans la langue des indiens Glapnawouets, signifie "idiot du village", bien que la traduction poussée donne un mot moins gentil que "idiot"). Un Oldi est un être humain qui existe, heureusement, en un seul exemplaire. Il est moitié homme, moitié animal, si on tient compte de sa tête de singe, de son corps de mammouth et de son odeur de putois, sans ouvlier son QI d'huître. Un Oldi écrit des textes et fait des dessins malgré qu'il soit incapable d'avoir une quelconque notion de beauté. Le seul Oldi recensé se situe à l'Est de la France, mais son adresse exacte demeure inconnue.



PS: en tant qu'Oldi, je voudrais m'insurger contre cette scandaleuse définition: JE N'AI PAS UNE ODEUR DE PUTOIS - je me suis lavé le mois dernier. Non mais.



Enfin... je vous souhaite une bonne visite sur mon site. Laissez des commentaires plîîîîîze... tout le monde peut s'exprimer, c'est gratuit, ça demande pas beaucoup de temps libre et surtout ça fait plaisir, à l'écrivain et au lecteur... même Thomas More n'a jamais rêvé mieux.



Et pour me contacter, voyez ici: oldi.blogg@caramail.com


Et si ça vous tente, rendez-vous sur http://elunachroniques.ifrance.com, mon site sur mon "grand oeuvre" qu'est le cartoon "Les Chroniques d'Eluna", que vous devez visionner s'il vous plaït.



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