• RESUME:
    Oldi, hier, avait échappé à Marianne Lasupérieure, membre des EMMERDES, en se cachant dans les canaux parcourant les monts Tanlair. Mais les EMMERDES n'ont pas dit leur dernier mot...

    Bonjour à tous (un jour, faudra quand même que je change de formule). La journée a été pire que les autres puisque les EMMERDES font preuve d'une obstination pour me détruire assez impressionnante. S'ils utilisaient cette obstination pour inventer plutôt que pour tuer des innocents, on serait déjà sur Mars. Enfin, faut pas demander l'impossible non plus...

    Toujours est-il que la journée avait bien commencé. Je me trouvais toujours, en me réveillant, dans une grotte glaciale,emplie de brume et à moitié inondée, mais cela prouvait que la comtesse et ses acolytes ne m'avaient pas trouvé. Après mon évasion réussie de son château, je me trouvais maintenant au beau milieu des monts Tanlair, réputés très inhospitaliers, et sans aucun moyen de sacoir où j'étais. Mais quand on ne peut pas se fier à une carte, on se fie à son instinct. Je me souvenais vaguement que les torrents parcourant les monts Tanlair se jetaient tous dans une petite mer intérieure, la mer Dalor. Ici, je trouverais peut-être de la civilisation...

    Une fois que le soleil avait enfin daigné se lever, je suis parti. Ce n'était pas une randonnée facile; vous avez déjà essayé de parcourir les monts Tanlair? Ben c'est pas facile. Pas du tout. Arêtes rocheuses coupantes comme des lames de rasoir, torrents déchiquetants, odeur pestilentielle provenant de la faune aquatique locale (en clair: les poissons schlinguent)... bref un bien joyeux itinéraire de vacances. Parcourir les monts Tanlair à pied est une chose, être poursuivi par les EMMERDES en est une autre. J'ai malheureusement découvert que le cumul n'était pas impossible.

    Aux environs de midi, j'ai entendu des voix. Moi, Oldi, à 30 kilomètres de toute civilisation, j'ai entendu des voix. Elles prvenaient d'un petit plateau rocheux une dizaine de mètres au-dessus de moi. Je les ai escaladés et...

    ...j'ai vu tous les membres des EMMERDES assis sur des chaises pliantes, faisant aparamment un pique-nique. Je me suis vite baissé -heureusement ils ne m'ont pas vu- et j'ai attendu.

    - Bravo, ma chère Emila Servoviff. Votre plat est délicieux.
    - Ce n'est rrrien, monsieur Errrnest. C'est un plat typique de chez moi, en Rrrussie..
    - Moui, pas mauvais. Mais moi, j'aurais mis...
    - Marianne, en tant que chef des EMMERDES, je vous somme de vous taire! Votre comportement irresponsable nous a tous mis dans le pétrin! Inutile d'en rajouter!
    - "Comportement irresponsable"? Je vous rappelle que si nous devons nous débarasser de ce Oldi, c'est uniquement parce que VOUS lui avez parlé de BATN V2 qui est censé être un projet hyper-secret!
    - C'est moi le chef, c'est moi qui décide! Et le chef décide que le repas est terminé et que nous repartons tout de suite sur le Titania!
    - Tiens, parlons-en du Titania! Un autre de nos projets, exposé à tous...
    - Cette région est déserte, ma chère Marianne, dois-je vous le rapppeler? Ici, il n'y a que nous et ce Oldi, qui sera bien incapable de raconter ce qu'il a vu!
    - Vos actions irréfléchies vont mener notre groupe à la ruine!
    - Je m'en fiche! Ce Oldi m'a trop énervé pour qu'on le laisse en vie! Tous à bord!

    Tous, à contrecoeur semble-t'-il, ont rangé leurs affaires et sont partis par un chemin de sorte à ce que je les perde de vue. Sacrée conversation... ça ne s'arrange pas entre Marianne et Ernest. Et le Titania, c'est quoi encore que cette embrouille-là?!

    Malheureusement, je n'allais pas tarder à le savoir.

    Quelques instants plus tard, j'ai entendu pout-pout-pout, et j'ai vu le Titania en question.

    Sortant de derrière un rocher, j'ai vu passer devant moi un dirigeable géant, dépassant en taille et en volume tous les modèles ayant jamais existé. D'une effroyable complexité, il me serait difficile d'en dresser un pportrait; je vais tout de même essayer. Au sommet, les deux ballons principaux, surmontés par deux tourelles rotatives. Ceux-ci emmenaient une énorme carcasse métallique, disséminée de canons, de mitrailleuses et d'un lot de ballons latéraux stabilisateurs; enfin, tout en bas, au-dessus de l'aileron et accroché à la structure principale par un ascenseur se trouvait une petite cabine en verre dans laquelle je pouvais distinguer les silhouettes de 8 personnes: inutile de dire lesquelles.

    L'immense ballon partit au loin, tandis que j'essayais de me faire tout petit. Il faut vraiment que BATN V2 soit importante pour qu'ils mettent en oeuvre de tels moyens! Mais avec un... truc pareil, autant dire que mes chances de leur échapper sont très très minces.

    Il va falloir ruser. Mais je n'ai aucune idée de ce que je vais faire.

    Je suis presque pas dans la merde.


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  • RESUME:
    Hier, Oldi, recherché par la police suite à un article peu flatteur et mensonger paru sur lui, 'était abrité dans le coffre de la limousine de la comtese Marianne Lasupérieure, membre des EMMERDES, groupe qui veut sa peau à tout prix. En gros, il s'est jeté dans la gueule du loup.

    Bonjour. Ma journée a été aussi horible que celle d'hier. M'étant abrité dans le coffre de la limousine, j'ai attendu patiemment que le trajet se finisse.

    Apès des heures et des heures de trajet, l'engin s'est enfin immobilisé. J'ai entendu des claquements de portières, puis un silence. Un grand silence. J'ai supposé qu'il n'y avait plus personne; je suis donc sorti. D'ailleurs, j'ai trouvé ça bizarre que la voiture ne soit pas fermée à clef. Fait étonnant qui sera expliqué plus tard.

    Toujours est-il que hors de la voiture, je me suis rendu compte que j'étais bien loin de m'imaginer ce qui m'attendait.

    Je me trouvais dans un parc. Ou plutôt, dans un château. Ou les deux... c'est un peu dur à décrire. C'était un château genre renaissance, mais à l'envers. En général, les châteaux de cette époque sont entourés d'un parc; ici c'est le parc qui était entouré par le château. De ce fait, je reconnus immédiatement les lieux. Je l'avais vu dans le guide touristique de Bains-les-vagues, pendant que je cherchais comment entrer dans le restaurant Les perles de la société. Mais sur le coup, je n'y avais pas prêté attention.

    Toujours est-il qu'il s'agissait là du château Pinambour, construit au beau milieu des monts Tanlair: une chaîne de montagnes d'à peine une dizaine de kilomètres de long mais réputée pour avoir les pics les plus verticaux qu'il soit; la présence de ces aiguilles rocheuses rendant très difficile leur accès.

    Je me trouvai donc dans l'endroit le moins hospitalier du monde, à l'intérieur du jardin d'une personne qui voulait à tout prix ma mort.

    Une superbe journée en perspective.

    Et cela ne s'améliora pas lorsque j'entendis une voix douce et ironique à la fois me lancer: "bienvenue à vous, mon cher Oldi!"

    Dix minutes plus tard, je me trouvai assis à une table en face d'un superbe festin, avec en face de moi la comtesse Marianne Lasupérieure, qui mangeait avec appétit mais avec distinction de nombreux mets.

    - Vraiment délicieux, ne trouvez-vous pas?

    Je ne mangeai rien. Si ça se trouve, elle avait peut-être mis du poison dedans...

    - Je sais ce que vous vous imaginez, mon cher Oldi. Mais sachez que je ne vous empoisonnerai pour rien au monde. C'est extrêmement salissant.

    De toutes façons, elle m'avait coupé l'appétit.

    - Je vois, je vois... êtes-vous vexé? Dire que vous avez cru que votre petite infiltration avait réussi... j'ai immédiatement vu que la voiture, conduite par ce cher Gustav (elle me désigna du doigt son domestique), avait du mzl à tirer dans les côtes. Il y avait forcément quelque chose de gros dans le coffre. Cela ne pouvait être que vous. Gustav? Amenez donc ma valisette.
    - Bien, ô maîtresse vénérée.
    - C'est moi qui lui apprend le français, il vient du Bouchkousukhstan, il parle très peu notre langue. Grâce à moi, il sait aussi dire "Je suis tout à vous", "vous êtes la meilleure"...
    - C'est bon, oui?
    - Vous avez raison, je manque à tous mes devoirs. Bon. Je vais être clair avec vous: je désapprouve totalement la stratégie de cet idiot d'Ernest. Bien qu'il soit des EMMERDES, j'avoue que lui et moi avons rarement été d'accord. Même après avoir gâché notre petite fête, je ne voulais pas me résoudre à vous tuer. Ce cher Ernest, qui est un homme - donc bête - n'a jamais su faire preuve de sensibilité. Et son énervement lui a fait commetre une gaffe irréparable...
    - BATN V2?
    - Vous comprenez vite. En effet, il n'avait aucune raison de parler de cela à une personne ayant un QI de moins de 150, c'est écrit dans le code d'honneur des EMMERDES. Ah, voilà la valise demandée... merci Gustav.
    - Je suis tout à vous, ô maîtresse vénérée.
    - Tiens! Il a fait des progrès.
    - Vous êtes répugnante.
    - Non, je ne suis pas répugnante! Toi, tu l'es! Toi, et tous ces idiots imbéciles qui pourrissent notre belle planète! Mais après tout, idiot ou pas, vous êtes un ministre... j'ai donc eu une idée. L'appât du gain.

    Sur ce, elle ouvrit la valisette. Celle-ci débordait de billets de banque que l'on aurait jurés sortis tout droit de l'imprimerie.

    - Voici mon marché. Voici une légère, disons, compensation pour les ennuis que nous vous avons causés. En échange, vous pourriez, je ne sais pas... avoir une grosse fatigue et ainsi démissionner de votre poste de ministre, ou être victime d'une subite amnésie en ce qui concerne BATN V2 et nos menaces, hmm? Qu'en pensez-vous?

    Comme si ça allait réglér la situation. Cette personne me dégoûtait comme personne n'avait jamais réussi à le faire. Ma galanterie était au bout de ses limites.

    - Non.
    - Réfléchissez.
    - J'ai dit non.
    - Ecoutez, très cher, je déteste une chose, et il s'agit de donner de l'argent, une grosse somme de surcroît, à une autre personne. Autant que cette cérémonie prenne vite fin.
    - J'ai dit non. N - O - N, non!

    Sur ce, elle referma la valisette.

    - Vous n'êtes pas si bête que vous en avez l'air, monsieur Oldi. Je vous avoue que moi aussi, j'aurais refusé. Malheureusement, je crains que notre conversation arrive à sa fin. Gustav?
    - Attendez, qu'est-ce que vous faites?!
    - Désolé, très cher, mais puisque mes méthodes ne marchent pas, je vais devoir vous livrer à mes compatriotes des EMMERDES. En attendant, il faut bien sûr veiller à ce que vous ne quittiez pas ma demeure. J'ai appris le français à Gustav, mais je me suis aussi mise à parler sa langue. Je ne sais, pour l'instant, dire qu'une seule phrase: "attrapez-le"!

    Elle se tourna vers le domestique et lui cria, en me désignant: "Kapadpo"! Aussitôt, Gustav, l'air beaucoup plus agressif, attrapa d'un geste vif les deux sabres qui ornaient la cheminée et se dirigea vers moi; par réflexe, bien sûr, je courus dans la direction opposée tandis que la comtesse hurlait:

    - OH, MON CHER, J'OUBLIAIS DE VOUS DIRE QUE GUSTAV EST UN PEU PSYCHOPATHE, NE VOUS ETONNEZ PAS S'IL VOUS BLESSE! CE SERAIT UN ACCIDENT MALHEUREUX!

    Je n'écoutais pas (trop) et courus jusque dans le jardin. Affolé, je partis vers le chemin de gauche, suivi par un Gustav hurlant brandissant deux sabres et une comtesse aux portes du nirvana. Malheureusement, du fait de la situation montagneuse du château, je me sui bientôt retrouvé acculé face au vide... la comtesse me regardait l'air triomphante et Gustav, al bave aux lèvres, semblait attendre que je me rende.

    - Vous n'avez plus le choix, très cher. Rendez-vous, et nous pourrons peut-être éviter de trop vous blesser avant l'arrivée de mes compatriotes.

    Mais je n'écoutais pas; j'entendais un glougloutement juste en-dessous de moi... ça avait un rapport avec une autre particularité des monts Tanlair... mais qu'est-ce que c'était? Si seulement j'avais lu cet article plus attentivement!

    - Ecoutez, le temps commence à devenir long. Vous n'avez pas le choix. Je vous laisse 3 secondes pour vous rendre de vous-même. 3...

    Raah, bon dieu, qu'est-ce que c'était?

    - 2...

    Je l'ai sur le bout de la langue...

    - 1...

    Je ne sais pas si elle a eu le temps de dire "0"; à ce moment, j'avais déjà sauté dans le vide. Premièrement, plutôt mourir que de tomber entre les mains des EMMERDES. Deuxièmement, je n'allais pas mourir puisque je me suis souvenu à temps de cette particulrité: les monts Tanlair sont parcourus de nombreuses rivières qui en font un endroit idéal pour les adeptes du rafting. Cela ne fit donc pas SPLATCH mais bien PLOUF et je pus, en suivant le courant, me réfugier dans une grotte. J'étais gelé mais néanmoins fier. J'avais réussi à échapper à nouveau à mes ennemis et j'avais appris deux choses importantes:
    - 1: BATN V2 semble très illégale pour que les EMMERDES soient ennuyés que j'en connaisse l'existence
    - 2: certains membres des EMMERDES, ici Marianne et Ernest, ne peuvent pas se blairer. Cela pourrait m'aider dans l'avenir...

    C'est pas tout ça, mais ce plongeon m'a complètement gelé. Je vais me reposer un peu... à demain les aminches...


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  • RESUME:
    Oldi, hier, a lamentablement échoué sa mission d'infiltration pour espionner les EMMERDES...

    Bonjour à tous... vous vous demandez sans doute pourquoi cet article s'intitule "joie et peines"... la joie, c'est que, après plus de 2 mois de buggage, mon compteur de visiteurs marche!!! C'est un miracle!!! Les peines, c'est... un peu de tout. Commençons par le début.

    Ma mission a vraiment échoué. Après m'être reposé, j'ai décidé de traquer encore et encore ces EMMERDES qui me provoquent bien des ennuis. Mais ceux-ci ne faisaient que commencer: la presse s'en est mêlée...

    En effet, ce matin, je suis descendu m'acheter un journal; étant venu de l'autre bout de la France, j'ai préféré acheter une gazette locale: la détonation matinale. Sa une me fit frissonner d'horreur.

    PANIQUE AUX PERLES DE LA SOCIETE:

    Dans la nuit du 4 au 5 septembre, le restaurant qui fait la fierté de Bains-les-vagues a été infiltré par un étranger. Un jeune homme a réussi, on ne sait comment, à franchir les systèmes de sécurité de la bâtisse, pourtant réputés comme étant les plus efficaces au monde. "C'est un scandale", nous dit Gaspard Hissila-Bonshoupp, le chef cuisinier. "personne n'a jamais réussi à entrer ici sans y avoir été autorisé. Nous avons pourtant une meute d'animaux féroces dressés pour écarter les moindres visiteurs." Une plutôt mauvaise idée, puisque ces animaux, dont Gaspard Hissila-Bohnsoupp refuse de donner la vraie nature, se sont retournés contre les clients du restaurant, aparamment dressés par l'infiltré. On ne dénombre heureusement, aucun blessé, mis à part quelques ecchymoses. Malheureusement, on ne peut pas en dire autant de la réputation du restaurant. Alors qu'il était le préféré des stars, le sondage d'hier révèle qu'à présent plus personne ne désire y aller. "On en a pris un sacré coup", regrette Gaspard Hissila-Bohnsoupp. "Nous devrons peut-être fermer boutique". Une décision bien entendu complètement désaprouvée par le maire de Bains-les-vagues, Arthur Pitude, et surtout par la comtesse Marianne Lasupérieure, géniale inventeuse de ce restaurant; son obstination est d'autant plus forte qu'elle connaît le coupable. "Ce fut vite mais je reconnût facilement cet homme", nous révèle-t-elle. Aparamment, il s'agirait d'un certain Oldi, qui voulait depuis toujours du mal au groupe des EMMERDES dont la comtesse est un membre fidèle. Grâce aux informations données par les témoins du drame, nous avons pu reconstituer un portrait-robot de cet homme que vous pourrez voir en page 3. Si vous le voyez, merci de téléphoner immédiatement à la police, afin qu'elle le capture et qu'elle "lui fasse payer son crime odieux". Une affaire qiu est donc loin d'être terminée.

    Ce n'était pas très plaisant... le portrait-robot était affreusement ressemblant. Mais ce n'était pas le pire. Comment pouvaient-ils écrire des choses pareilles?! Ce sont les EMMERDES qui me veulent du mal, pas le contraire! Et les bêtes féroces?! Ce sont des carnivores, inadmissibles dans un restaurant, j'en suis la preuve vivante! Et quand je dis "vivante", ce n'est dû qu'à un heureux concours de circonstances!

    Le problème était que tout le monde allait se mettre à ma recherche. Je tentai de me cacher, puis jetai le journal dans une poubelle. Mais un nom d'article éveilla mon attention: "MARIAN... ERIEURE ET LA F...RE AUX N...OPS". Je reprenai le journal et découvrai l'article en entier.

    MARIANNE LASUPERIEURE ET LA FOIRE AUX NULLIGLOPS

    Comme tous les ans, notre foire aux nulliglops, cette pâtisserie qui fait la fierté de la région, aura lieu le 6 septembre à Saint-Gapour. La comtesse Marianne Lasupérieure, qui nous honorera de sa présence, ouvrira les festivités à 14 heures; puis ce ne sera que 7 heures de joie et de rires, ainsi, bien sûr, que de gourmandises. La sécurité sera assurée car

    Je n'ai pas lu la suite; j'en savais suffisamment. Je rangeai le journal dans ma veste et réflechissai. J'avais vu Saint-Gapour en venant; ce n'était pas très loin, et je pouvais facilement y aller. D'un côté, cela me permettrait de retrouver la trace des EMMERDES. D'un autre côté, me présenter dans un lieu public alors que mon portrait était publié dans un journal n'était pas franchement ce qu'on pourrait appeler un plan sûr.

    Mais si je ne dévoile pas la vérité sur les EMMERDES, je serai traqué toute ma vie. Perspective pour le moins désagréable.

    Mon choix était fait.

    13h47: je me présente à la fête, muni d'un grand imper, d'un chapeau et de lunettes de sleil façon homme invisible. Aussi étonnant que cela puisse paraître, mon plan marchait à merveille. Je pus même sans risque goûter à ces fameux nulliglops: ce n'était pas mauvais, en tout cas c'était meilleur que les schtroungelbloppfs dégustés durant mes vacances à Trouperdu.

    13h59: la comtesse s'installa sur l'estrade, avec un air hautain  qui me déplut fortement. Elle toussota, verbe qui signifie ici "émettre cinq-six teuheu teuheu destinés à faire régner le silence dans la place" puis commença son discours.

    - Yo, les djeuns! Ca va?

    Aparamment, la comtesse avait délaissé l'imparfait du subljonctif pour faire "peuple". Eh ben c'était loupé.

    - Je sens que cette année, on va s'éclater à donf! Ca va être la teuf! L'éclate totale!!

    La politesse fit applaudir tout le monde; puis les festivités commencèrent. Sans y participer, je suivai la comtesse du regard et je la vis rentrer dans sa voiture. Je n'apprendrai plus rine d'elle et décidai à partir. Mais je vis à l'entrée un spectacle horrible: un vieil homme et un policier discutaient.

    - Mais enfin, laissez-moi sortir! JH'ai oublié mon portefeuille dans ma voiture...
    - Pas question! Vous ne pouvez pas sortir sans présentation d'une pièce d'identité. Ordre de la comtesse.
    - Mais je n'ai pas de pièce d'identité puisque mon portefeuille est dans ma voiture!
    - Suffit! Dégagez maintenant!

    Je reculai, évitant de me faire voir... effrayé, je ressortis le journal de ma poche et lus la fin de l'article.

    La sécurité sera assurée car plus de 30 policiers seront présents sur les lieux. En effet, après l'agression du groupe des EMMERDES dans le restaurant "les perles de la société" (voir en page 1), la comtesse a désiré que l'on mette à sa disposition des gardes personnels, précaution nécessaire à sa sécurité.

    J'étais foutu. Toutes les sorties étaient surveillées...

    A moins que...

    Cela explique l'image qui orne cet article. Je me trouve en effet actuellement dans le coffre de la limousine de la comtesse, et je dois vous laisser car je sens qu'on démarre. A demain, si je survis...


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  • RESUME:
    Oldi a réussi à suivre les EMMERDES jusqu'à la petite ville de Bains-les-vagues, où ils dînaient hier soir dans le restaurant Les perles de la société, le plus secret du monde... où un Oldi n'a évidemment rien à faire. Mais il existe toujours un moyen.

    Bonjour à tous! Evidement, vous vous demandez si j'ai réussi à m'infiltrer dans le restaurant et à arranger la situation... pour le restaurant, la réponse est oui. Pour la situation, la réponse est non. Il faut dire que la bande de pritchs enragés... mais j'anticipe un peu.

    Commençons par le début. Hier, vous avez évidemment reconnu dans ma description une bouche d'aération, un classique de l'espionnage. Il y a presque toujours un moment où le héros se sert d'une bouche d'aération comme passage ultra-secret.

    Vous pensez bien que je suis attristé, moi, le roi de l'improvisation n'importenawesque, de devoir m'acculer à ces bêtes clichés. Mais bon, je préfère vivre, et comme la situation était desespérée, j'ai dû respecter la tradition. Tant pis, je me ratrapperai une autre fois.

    Malgré mes quelques kilos en trop que je n'ai pas réussi, comme je l'avais prévu, à perdre avant la fin des vacances, j'ai facilement pu accéder à la bouche d'aération en question. Muni d'une lampe de poche et, comme on me l'avait conseillé, d'un dictionnaire (la personne qui m'a conseillé ça se reconnaîtra sûrement... ;-)), je me suis infiltré dans l'étroit passage. Ce n'était pas franchement aisé, les conduits d'aération sont rarement prévus pour laisser passer de manière confortable un être humain de 70 kilos. C'est donc à grand-peine que j'ai progressé dans le conduit.

    Et plus je progressais, plus je me posais de questions. C'est vrai! C'est l'endroit le plus gardé au monde, et moi, Oldi, ministre de la connerie donc forcément un peu con lui-même, j'arrive à passer sans aucun problème. C'est comme ce conduit d'aération: un passage visible par n'importe qui et facilement accessible. Ils auraient tout aussi bien pu mettre au-dessus une grande flèche en néon clignotant accompagnée de l'inscription "ENTER HERE"... il y avait sûrement un hic. Je le sentais.

    Vous savez quoi? J'en ai marre d'avoir toujours raison.

    En effet, après avoir parcouru 20 mètres de conduit, je suis tombé dans une salle dont le sol grouillait de pritchs.

    Petie leçon de zoologie. Les pritchs sont de petites limaces rayées orange-bleu, qui ont la particularité d'être très rancunières. Laissez des pritchs tranquilles, et vous n'aurez aucun problème. Mais tout ira mal si vous en tuez un. En effet, si vous marchez sur l'un d'eux par inadvertance, il mourra en faisant un horrible pritch (d'où son nom). Ce son horrible est entendu par tous les autres pritchs à 100 mètres à la ronde; aussitôt ceux-ci éveillent leurs instincts meurtriers... bien qu'ayant l'air inoffensifs, ils sont munis de trois rangées de dents hyper-pointues capables de déchirer un mollet humain comme on se tape une olive. Les pritchs sont capables de ne laisser, d'un être humain parfaitement constitué, qu'un petit tas d'os blancs comme neige en l'espace de 14 minutes. Record homologué.

    Vous savez donc à quoi je devais m'attendre.

    Cette salle ne faisait que 6 mètres de long, mais j'ai mis environ 2 heures à la traverser; au moins 1/4 d'heure pour faire un pas, attendant que quelques centimètres carrés nécessaires à la pose de mon pied se libèrent de la masse grouillante. C'est complètement épuisé que j'ai franchi le piège, pusi je me suis dirigé à toute vitesse vers le conduit surplombant le restaurant proprement dit, essayant de ne pas trop penser au fait que je devrais me taper le retour de la même manière.

    Par une grille du plafond, j'ai soudain aperçu une table avec huit personnes... c'était eux! C'était les EMMERDES! J'avais vu leur photo sur leur site internet... je me suis immobilisé et j'ai écouté leur conversation. Pendant qu'ils mangeaient leurs entrées, ils ont discuté de choses et d'autres. Armé de mon dictionnaire, j'ai vaguement compris qu'ils parlaient du génie des poètes antiques, de l'importance du cassoulet dans l'oeuvre de Victor Hugo, du calvaire de Galilée et de l'incroyable nombre 142 857. Ce n'est qu'en commandant leur 3ème assiette de homard au caviar qu'ils ont parlé de moi... étant donné que nous ne somme pas tous habitués à l'imparfait du subjonctif, je vous propose ici une version doublée de leur dialogue... (PS: mes pe,sées sont représentées en  italique...)

    - Bien. Parlons maintenant du cas de ce Oldi...
    - Ah!
    (C'est pas trop tôt!)
    - Vous savez tous qu'il n'a pas encore démissionné...
    - C'est scandaleux! Un ministre de la connerie! Et pourquoi pas un sous-secrétaire d'état du papier toilette?!
    (Tiens, bonne idée...)
    - C'est pourquoi, moi, Ernest Cortexain-Posan, je lui ai posé un ultimatum. S'il n'a pas démissionné avant le 20, nous testerons BATN V2 sur lui...
    - QUOI?!
    - Qu'avez-vous?
    - BATN V2?! Mais c'est de la folie furieuse! Vous rendez-vous compte de ce que vous avez dit?!
    - C'est moi le chef, ici. Vus voyez des ennuis, moi, je vois une occasion inespérée de montrer une fois pour toutes l'importance de notre association. Si nous avons créé BATN V2, ce n'est pas pour faire joli, non?
    - Il n'empêche que c'est un peu exagéré... vous ne trouvez pas?
    - C'est vrai que je me suis laissé emporter. Un simple fusil devrait faire l'affaire...
    (On pourrait peut-être me demander mon avis aussi, non?)
    -
    Enfin, toujours est-il que cette histoire va bientôt être réglée. Garçon! La note!

    Je n'a pu qu'entrevoir la note du restaurant (je sais juste qu'elle avait 16 zéros); le repas était terminé, il y avait peu de chances pour qu'ils reparlent de moi. Je négociai donc un demi-tour dans le conduit...

    pritch!

    Je frissonai d'horreur en observant la peu ragoûtante tache verte qui salissait mon pantalon... quand ce pritch était-il venu? Sans doute, entre deux pas dans la salle des limaces, avait-il escaladé ma jambe... et s'était fait écraser après mon demi-tour à cause d'un geste trop brusque. Une armée de pritchs en colère faisait monter du tuyau par lequel j'étais venu une rumeur peu rassurante. Il n'y avait qu'une solution... je donnais un grand coup dans la grille...

    C'est ainsi que moi, Oldi, je me suis retrouvé assis sur une table où se trouvaient les 8 personnes au monde qui veulent à tout prix ma mort.

    Les pritchs ont été bien utiles. Car au moment où Ernest ouvrait la bouche, l'armée de pritchs enragés est tombée du tuyau, provoquant l'horreur dans la salle. Dans le chaos général, j'ai pu m'enfuir mais les EMMERDES se sont mis à ma poursuite... sautant par-dessus une table où deux pritchs terminaient un poulet bien gras, les EMMERDES me suivirent en hurlant... je les comprends, ils n'ont pas dû apprécier ma venue.

    Et là, je regrette de le dire, mais j'ai dû à nouveau me plier aux bêtes traditions: j'ai sauté par une fenêtre pour m'en sortir.

    J'ai eu un peu de mal à regagner la rive, mais le jeu en valait la chandelle. Au moins j'étais toujours vivant.

    Vous m'excuserez si je ne m'attarde pas; je ressens comme une légère fatigue depuis hier soir. Va savoir.


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  • RESUME:
    Oldi, l'inventeur de ce site, a reçu une menace des EMMERDES, le groupe contenant les 8 plus grands érudits de la planète, suite à son élection comme ministre de la Connerie. Après des recherches acharnées, il a découvert que la prochaine réunion des EMMERDES se tiendrait dans le restaurant Les perles de la société, dans la petite ville de Bains-les-Vagues. Il s'y est rendu, afin de les espionner et de découvrir la signification de BATN V2, le nom de code de l'arme qui sera utilisée contre lui au terme de l'ultimatum...

    Aujourd'hui, après avoir traversé la France en diagonale du Nord-Est vers le Sud-Ouest, je suis enfin arrivé à la petite ville de Bains-les-vagues. Une petite ville sympathique, qui pourrait prétendre au titre de typiquement régionale s'il n'y avait le fameux restaurant Les perles de la société.

    Moi qui pensait qu'il s'agissait d'un simple restauarnt, j'ai été étonné de voir l'importance de la construction dont vous pouvez ci-dessus le croquis que j'en ai fait. Maisje vous laisse tout d'abord lire cet article tiré du Guide touristique de Bains-les-vagues:

    LES PERLES DE LA SOCIETE:
    De tous les restaurants originaux qui existent au monde, Les perles de la société est sans aucun doute le plus intriguant. Bâti en 1997 avec la participation financière de la comtesse Marianne Laupérieure, cette construction a la réputation d'être moins accessible que la pourtant extrêmement surveillée Zone 51. Disposant d'une seule entrée étroitement gardée, ce bâtiment construit en mer pour être le plus isolé possible est fait de béton armé de 50 centimètres d'épaisseur doublé d'une couche de titane, ainsi que de verre triple épaisseur à l'épreuve de toute agression "gueuse", comme le dit la comtesse elle-même. Ajoutez à cela des gardes tous les dix mètres, des systèmes de sécurité dernier cri et des pointes disséminées sur les parois pour empaler les alpinistes qui aimeraient s'y installer et vous obtenez le lieu le plus secret de la planète. Plus qu'un restaurant, c'est une véritable petite ville dans la ville où plus de 50 personnes travaillent à temps complet pour servir les rares personnes qui puissent se payer une entrée dans ce restaurant dont les tarifs sont équivalents à la moitié de la dette mondiale de l'ONU, selon la légende. C'est une véritable...

    Excusez-moi de couper ainsi cette explication, mais je ne connais pas le reste de l'article puisque, de désespoir, j'avais jeté la brochure dans une vieille poubelle...

    Mais avouez qu'il y a de quoi être découragé. Le seul moyen de savoir ce que signifie BATN V2 se trouve dans l'endroit le plus surveillé de la planète. Toute la journée, j'ai parcouru la ville à la recherche d'informations qui purraient m'aider à entrer dans ce restaurant. Sur les 52 personnes interrogées, 25 m'ont répondu que c'était impossible, 14 ont rajouté à cela que j'étais fou, 6 sont parties en rigolant, 4 ont marmonné que je ferais mieux de bosser au lieu de poser des questions à la con et les personnes restantes se sont contentées de me lancer un regard noir avant de repartir sans répondre. Pas franchement amicaux, les gens de la région.

    J'ai dû trouver un endroit où me loger. Tous les hôtels étant pris, j'ai dû me contenter de peu... je me trouve actuellement au sommet du clocher de l'église de Saint-Kpoursan, un lieu exigu mais qui offre l'avantage de montrer une vue imprenable sur le restaurant qui ne l'est pas moins. Le seul ennui est que la cloche de 3 mètres de diamètre affectueusement appelée Justine résonne horriblement dans ma tête toutes les demi-heures étant donné que je me trouve juste à côté. Essayant de garder mes esprits, je fais le compte de mes notes de la journée:
    - le restaurant Les perles de la société est imprenable;
    - la réunion des EMMERDES y a lieu ce soir;
    - demain, j'ignorerai où ils seront: c'est peut-être ma seule chance de trouver la signification de BATN V2;
    - la comtesse Marianne Lasupérieure fait partie des EMMERDES;
    - l'ultimatum se termine le 20 septembre et j'ai perdu une journée.

    Rien de tout cela ne me permet d'échafauder un plan efficace. Je crois que je!ho:ahjazlbrgdlldbqsd

    Hrumm... excusez-moi pour cette phrase, mais une crotte de pigeon vient de choir par le toit troué et a atterri sur mon clavier, que j'ai dû essuyer. Sale bête! Elle est encore là en plus, elle me nargue, je m'en vais te la...

    ???

    Par le trou du toit, je vois la falaise qui permet d'accéder au pont menant au restaurant. Et dans cette falaise, il y a un trou.

    Un trou rectangulaire, avec des parois en métal...

    Je crois que je tiens mon plan.


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